mercredi 16 juillet 2014

ETAPE  59: Refuge de Rosuel - Tignes-le-Lac


15km; M: 1130m; D: 570m; 

1,9km/h


J'ai fait connaissance avec un certain Patrick au refuge de Rosuel lors du repas du soir; il débute sa randonnée après un trek l'an passé au Népal qui a mal fini puisque qu'il s'est rompu le tendon du quadriceps. C'est la première fois qu'il reprend la randonnée et il ne sait pas comment ça va se passer.
Apparemment pas trop mal et il est plutôt rassuré.C'est un ancien professeur de gymnastique de notre génération qui a fini principal de collège. Il a à son actif de très nombreuses courses d'escalade. Une gouaille qui me ressemble fait que nous sympathisons.Nous randonnerons ensemble pendant 2 jours, et tous les sujets de conversation y passeront: la montagne bien sûr, mais aussi la politique, l'éducation, les principes physiques et même les mathématiques!


Vue sur le Mont Pourri au départ de Rosuel


Belle cascade!

Le refuge du Palet surmonte un beau petit lac. Nous y pique niquerons autour d'une bière rafraîchissante. Nous atteignons ensuite le col qui offre un point de vue exceptionnel.


En montant au Col du Palet



Marmottes: on les entend plus qu'on ne les voit!


Lac en-dessous du refuge du Palet.

Lac à l'approche du refuge du Palet.




Refuge du Palet.

En montant au col du Palet, vue sur le refuge.


Au col du Palet.


Par contre en redescendant c'est nettement moins beau avec les remontées mécaniques qui dominent Tignes et le Val Claret.


Plus beau l'hiver que l'été!

Le Val Claret près de Tignes; au fond le chemin vers le col de la Leisse.

Tignes et son lac.

Équipements à Tignes

Nous avions prévu de pousser jusqu'au refuge de la Leisse, mais il n'y avait plus de place. Ceci a été une chance car nous aurions eu de la pluie alors.Nous trouvons, grâce à l'aide de différents commerçants, une chambre d'hôtel en plein centre de Tignes, appelé Le Refuge car c'était effectivement un refuge depuis 1920, qui s'est trouvé absorbé par la ville; c'est devenu depuis un beau bâtiment et la sympathique patronne est la fille de l'ancien propriétaire du refuge d'autrefois.
Nous sommes ensuite allés manger dans une brasserie voisine: bien à l'abri, nous avons vécu une averse de grêle impressionnante. Les morceaux avaient la taille de petits pois et les routes sont restées blanches toute la nuit.



Môssieur a des goûts de luxe Hôtel chic à Tignes vive le GR en 3 étoiles! (photo et commentaire Patrick)

Grêle impressionnante à Tignes

Tignes dans la nuit de mercredi à jeudi.

mardi 15 juillet 2014

ETAPE  58:  Valezan - Refuge de Rosuel

16,5km; M: 750m; D: 450m; 

2,9km/h


Etape de transition pour arriver sur la Vanoise.Il fait très beau et même chaud. Le début du trajet se fait sur la route et je choisis de relier Bellentre (au-dessous de Valezan) à Landry par la route pour éviter les dénivelées inutiles.Après la journée d'hier il vaut mieux en effet y aller doux:"Qui veut voyager loin ménage sa monture" (un petit proverbe français à l'attention de Gabi, car je sais qu'elle suit mon blog avec intérêt!). En l'occurrence, la monture c'est moi-même!


Après Landry, le chemin passe en grande partie dans des zones ombragées qui sont appréciées. La région employait autrefois beaucoup de monde dans les mines et usines d'exploitation de plomb et d'argent: cette activité était loin d'être écologique!


L'étape se termine par la vallée de Nancrois qui mène au refuge de Rosuel, refuge à la forme originale qui épouse la pente du terrain: c'est une belle réussite architecturale, mais la raison en est aussi qu'il se trouve en zone avalancheuse; il est d'ailleurs fermé l'hiver. Il date de 1973, a été transformé en 1989 pour le rendre accessible aux handicapés (il est accessible par la route) et lui aménager une salle lumineuse et avec un point de vue des plus agréables.Seul bémol: des épicéas cachent en partie cette belle architecture. 



 Le refuge de Rosuel


Paysage vu du refuge:





lundi 14 juillet 2014

ETAPE  57:  Refuge du Plan Mya - Valezan


23km; M: 1180m; D: 1550m; 

2,1km/h



Les 3 mots du jour: boue, boue et boue.


Nuitée dans le chalet d'alpage du Plan Mya, qui a été transformé en un refuge rustique mais bien équipé: douches réellement chaudes, sanitaires nickel (les restaurateurs de Paris feraient bien de s'en inspirer!).


Départ vers 9h, le temps en effet maussade et humide vers 8h semble se lever.Montée à 10mn du refuge pour accéder à un point de vue sur le lac de Roselend.


Le lac artificiel de Roselend




Montée vers les lieux-dits Petite Berge et Grande Berge: ce nom évoque le bord d'un cours d'eau ou d'un lac, sauf qu'ici on a l'impression d'être dans le cours d'eau, ou plutôt d'un marécage. Le chemin a certes été aménagé localement, mais manifestement avec la pluie et même la neige qui sont tombées la semaine dernière, cela ne suffit pas.



Chemin aménagé en allant vers Grande Berge.... et fin de l'aménagement.


Résultat: on patauge dans la boue, mais curieusement les pieds n'ont pas été vraiment mouillés: d'une part j'avais enfilé avant de partir un sur-pantalon imperméable qui couvre jusqu'au dessus des chaussures, empêchant l'eau des herbes hautes de passer dans les chaussures; et il semble que les chaussures elles-mêmes non étanches le sont devenues grâce à la croûte de boue argileuse qui s'y est collée! Pas de problème avec la sueur: les chaussures étant ainsi naturellement réfrigérées, pas d'échauffement des pieds à craindre! Cqfd!


Arrivée à Grande Berge, un tumulus à proximité donne encore un point de vue imprenable sur le Roselend,mais gare à la redescente car ça glisse!


Le Roselend vu du tumulus au-dessus de Grande Berge



Toute la pluie des semaines passées a grossi sérieusement les torrents, qu'il est parfois délicat de traverser. Une mare apparaît même sur un chemin pourtant large: un peu de ruse et ne pas hésiter à mettre furtivement les pieds dans l'eau, et hop, on est de l'autre côté!

Chemin pour arriver à Grande Berge depuis le tumulus.

On repart par là (vu du tumulus).

Montée au col du Bresson (2473m) sans problème, sauf que ça commence à tirer un peu, 12km ayant alors été parcourus.

Lac de Roselend, en montant au col de Bresson.

Torrent en cascade...

.. et qui débouche sur le chemin (si, si, on arrive à traverser, sur la droite)!

Lieu-dit Le Presset. Si, si, le temps se lève!


 Lieu de pique nique, vue sur le Roselend, en montant au col de Bresson.

Un tout petit névé avant le col de Bresson

Le roi Montagne sur son trône au col de Bresson.

Col de Bresson (2469m)

Vue en redescendant le col du Bresson; en haut à gauche, le refuge de Presset que je snoberai.


La descente est plus pénible, mais arrivé au refuge de la Balme de Tarentaise les 450m de descente suivants se font bien sur le chemin carrossable.

Le refuge de la Balme refait à neuf aussi snobé. Si j'avais su...

Et puis, la douche froide: pendant environ une heure passage dans ce qui a été un chemin et n'est qu'une suite d'ornières sur un terrain marécageux ravagé par les vaches, et pas moyen de contourner!
Arrivé enfin au lieu-dit Les Fours, une petite heure pour arriver enfin au but: il est 20h, heureusement le gîte est également un restaurant, je pourrai donc dîner à 21h après une douche bien méritée.

 Sans commentaire!

Lieu-dit Les Fours. Le beau temps est revenu!


État des chaussures et du sur-pantalon, une précaution pas inutile!


Après l'effort, le réconfort. La réhydratation a déjà commencé!

Bon, j'avais mis la barre un peu haute pour un premier jour de reprise.Demain journée pseudo-repos.

dimanche 13 juillet 2014

ETAPE 56:  Saint-Arnoult - Le Plan de la Lai


Départ: maison.   Arrivée: Refuge de Mya près du Plan de la Lai.


Ceci n'est pas une étape à proprement parler, mais elle mérite d'être évoquée.
En effet, ce n'est jamais simple de rejoindre un départ de sentier à la montagne, mais ici c'était assez cocasse avec un lieu et une heure d'arrivée sur lesquels il aurait été difficile de parier.


Le plan était, en arrivant à la gare d'Albertville à 13h47, soit d'attendre le car de 17h10 pour Beaufort et ensuite de faire du stop donc à partir de 17h45, soit d'essayer de faire du stop immédiatement en sortant d'Albertville.

En fait, le TGV a eu 1/4h de retard alors que le temps disponible pour le changement n'était que de 10mn.Résultat: un premier train pour Chambéry arrivant vers 14h, mais train pour Albertville arrivant seulement à 17h52, ce qui laissait la nouvelle possibilité d'avoir un car arrivant à Beaufort seulement à 19h. Les possibilités de faire du stop sur la route désertique reliant Beaufort à Bourg Saint Maurice deviennent alors très faibles.


Mais Papi GG est branché! 

Je passe les détails. Je réussis, grâce au site de covoiturage, à trouver un conducteur qui arrive à la gare de Chambéry à 16h20 et me dépose au car pour Beaufort à 17h08, soit 2mn avant son départ. Là-bas, chance, un couple de campeurs rentrent de Beaufort à Bourg Saint Maurice, et m'emmènent. Dans ces conditions j'arrivai au refuge de Plan Mya à 18h30. Vraiment inespéré!